
“Il est institué une citoyenneté
de l’Union. Est citoyen de l’Union toute personne ayant la
nationalité d’un État membre. La citoyenneté
de l’Union complète la citoyenneté nationale et ne
la remplace pas. Les citoyens de l’Union jouissent des droits et
sont soumis aux devoirs prévus par le présent traité.”
Article 17 du traité instituant la Communauté
européenne
La notion de citoyenneté européenne est apparue, pour la
première fois, dans le traité de Maastricht en 1992. La
citoyenneté européenne ne vient pas remplacer la citoyenneté
nationale, au contraire, elle la complète en accordant de nouveaux
droits à toute personne possédant la nationalité
d’un État membre de l’Union. Elles sont donc complémentaires.
Même si, au début, la notion de citoyenneté européenne
était à un stade embryonnaire, elle s’est étoffée
au fur et à mesure de l’avancée du processus de construction
de l’Union. Ainsi, avec la signature de chaque nouveau traité,
Amsterdam (1997) et Nice (2001), de nouveaux droits se sont ajoutés
pour les citoyens européens.
Aujourd’hui, tout citoyen européen a le droit :
- de circuler, de séjourner,
d’étudier et de travailler
sur le territoire des autres pays membres (art. 18 du traité
CE);
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- Tous les citoyens d’un État membre de l’Union
européenne peuvent entrer et sortir librement de n’importe
quel pays de l’Union sans avoir à remplir de formalités
particulières. Les citoyens ont seulement besoin d’avoir
une carte d'identité ou un passeport valides. Dans un certain
nombre d’États, les contrôles aux frontières
intérieures ont été supprimés, c’est
une des conséquences des accords de Schengen, qui ont crée
l’espace Schengen.
>>La liberté de circulation
et l'Espace Schengen
- Pour séjourner dans un pays membre de l’UE, les
citoyens européens n’ont plus besoin d’obtenir
une carte de séjour (auparavant à partir de 3 mois
de résidence dans un pays il était nécessaire
de s’en procurer une). Cependant, ils pourront toujours
être tenus de se faire enregistrer auprès des autorités
compétentes et de prouver qu’ils remplissent les
conditions de séjour, c’est à dire qu’ils
exercent une activité professionnelle et/ou qu’ils
disposent de ressources suffisantes et d’une assurance maladie
et ceci en fonction des dispositions actées par chaque
état membre.
- Tous les citoyens de l’Union européenne ont le
droit d’étudier dans n’importe quel pays membre.
L’établissement d’enseignement dans lequel
ils souhaitaient étudier doit les inscrire dans les mêmes
conditions que les ressortissants du pays concerné. Afin
d’encourager la mobilité des étudiants et
des chercheurs européens, la Commission européenne
mets en place une série de programmes d’aide.
- Tous les citoyens de l’UE ont le droit de travailler et
de prendre leur retraite dans le pays membre de leur choix sans
pour autant devoir remplir des conditions supplémentaires.
Ils peuvent aussi postuler à n’importe quel emploi
proposé dans un des pays de l’UE. Ils peuvent aussi
avoir accès à la fonction publique nationale, mais
seulement dans des emplois qui ne mettent pas en péril
la souveraineté de l’État. Certaines restrictions
existent, tout de même, en ce qui concerne les ressortissants
des dix nouveaux pays membres. En effet, certains pays (UE –
15) ont décidé de mettre en place à leur
égard et pour une période transitoire de maximum
7 ans, des mesures restrictives d’accès au marché
du travail.
- de voir ses droits fondamentaux respectés
et protégés tels que stipulés dans la Convention
européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés
fondamentales (article 6 du traité de l’UE) et la Charte
des droits fondamentaux de l’Union européenne;
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- La Convention européenne de sauvegarde des Droits de
l’Homme et des Libertés fondamentales rédigée
par le Conseil de l’Europe reconnaisse à tous les
citoyens ressortissants des états membres du Conseil de
l’Europe une série des droits et libertés
parmi lesquels le droit à la vie, le droit à la
liberté et à la sûreté, le droit à
un procès équitable, le droit à la liberté
de pensée, de conscience et de religion, la liberté
d’expression, etc.
>>Télécharger
le texte de la Convention
- La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,
signée en 2000 par les Présidents du Parlement européen,
du Conseil européen et de la Commission européenne,
présente, pour la première fois, l'ensemble des
droits personnels, civiques, politiques, économiques et
sociaux des citoyens européens ainsi que de toute personne
vivant sur le territoire de l'Union, qu'elle soit ou non citoyenne
de l’Union.
>> Pour en savoir plus…
- à une protection contre toute discrimination
fondée sur la nationalité, le sexe, l’origine raciale
ou ethnique, la religion ou la croyance, le handicap, l’âge
ou l’orientation sexuelle (art. 12 et 13);
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- Le traité d’Amsterdam, entré en vigueur
en mai 1999, a marqué une avancée majeure dans la
lutte contre toutes les formes de discrimination dans l’Union
européenne en interdisant toute discrimination fondée
sur la nationalité (article 12) mais aussi sur le sexe,
la race, la religion, les convictions, un handicap, l’âge
ou l’orientation sexuelle. Ce traité a également
renforcé les dispositions existantes garantissant l’égalité
de rémunération sans discrimination fondée
sur le sexe (article 141). Il a aussi conféré un
nouveau rôle à l’Union, celui de promouvoir
l’égalité entre les hommes et les femmes en
général (articles 2 et 3).
- de voter et d’être
élu aux élections municipales
et à celles du Parlement européen
dans l’État membre où il réside, dans les
mêmes conditions que les ressortissants de cet État (art.
19);
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- Cependant ce droit à des limites, car les citoyens européens
peuvent être élus conseiller municipal mais pas maire
ou adjoint.
- Les 11 et 18 mars 2001, les citoyens des pays de l'Union européenne
résidant en France ont pu, pour la première fois,
participer aux élections municipales.
- d’être protégé à
l’étranger par n’importe quel État
membre de l’Union quand son pays n’est pas représenté
sur place (art. 20);
- d’adresser une pétition
au Parlement européen, de recourir au médiateur européen
pour déposer une plainte contre un acte de mauvaise administration
commis par une institution européenne, de s’adresser aux
institutions et aux organes
consultatifs de l’UE et de recevoir une réponse
(art. 21);
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- Tout citoyen de l’Union européenne peut écrire
au Parlement européen, au Conseil, à la Commission
européenne, à la Cour de justice, à la Cour
des comptes, au Comité économique et social, au
Comité des régions ou au médiateur dans une
des langues officielles de l’UE. Ces instances ont l’obligation
d’adresser par la suite une réponse rédigée
dans la même langue.
- d’avoir accès et de consulter
les documents du Parlement, de la Commission
et du Conseil (art.255);
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- D’ailleurs, beaucoup de ces documents sont désormais
en ligne dans les sites des différentes institutions européennes.
- d’avoir un accès égal à
la fonction publique nationale et communautaire.
Mais comment faire valoir ces droits ?
Si vous rencontrez des difficultés dans l’exercice de vos
droits ou si vous êtes victimes de discrimination, vous avez différents
moyens de recours.
Tout d’abord, vous devez vous adresser aux autorités nationales,
régionales ou locales compétentes. En effet, les Etats membres
sont responsables de la mise en œuvre des règles communautaires
et de leur bonne application, ainsi que du respect des droits qui en découlent.
Vous pouvez aussi rentrer en contact avec des associations, ou des organismes
professionnels de défense des droits des citoyens, par exemple,
pour qu’ils vous aident et conseillent dans votre démarche.
Mais vous avez également la possibilité de faire valoir
vos droits au niveau européen. Pour cela, et comme nous l’avons
déjà indiqué précédemment, vous pouvez
vous adresser aux différents organes et institutions européennes
ainsi qu’au médiateur européen. Ce dernier ne peut
être contacté que si votre plainte concerne un cas de mauvaise
administration de la part des différents organes et institutions
européens. |
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