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Jose Manuel LAMARQUE, Grand reporter specialiste des affaires européennes
(France Inter)

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La construction européenne

« Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. »

Extrait de la déclaration de Robert Schuman, 9 mai 1950

Cette proposition, pourtant si concrète, fut décisive dans le contexte de l’époque et est à l’origine de la construction européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Voici les moments plus importants et symboliques de cette aventure historique.

1939 – 1945 : Deuxième guerre mondiale
Le continent européen est, pour la deuxième fois en moins d’un siècle, ravagé par la guerre suite aux projets de domination européenne de l'Allemagne nazie. A la fin de ce conflit meurtrier, les pays belligérants sont complètement détruits. Un long processus de reconstruction débute alors.

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Les chemins de la mémoire du Mémorial de Caen

1940 – 1950 : L’Union soviétique conquérante
Après une brève période d’occupation allemande (environ 1941-1944), de nombreux pays de l’Est sont de nouveau occupés et annexés mais cette fois par l'Union soviétique. Ce fut par exemple le cas des Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) qui deviennent des républiques fédérales soviétiques. La Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Pologne suivent le même chemin mais n'ont pas le même statut puisqu'elles sont des républiques populaires membres du Pacte de Varsovie. Ce pacte avait été conçu dans le cadre de la guerre froide comme un contrepoids à l'OTAN. Les principaux signataires étaient les Etats membres du bloc communiste.

1945 – 1950 : L’après-guerre
Pendant l’après-guerre, les classes politiques européennes se rendent compte que l’unique façon d’en finir avec les tensions qui règnent entre les pays du « vieux continent » est de procéder à son union. Différentes voix s’élèvent alors et proposent diverses façons d’y parvenir, parmi lesquelles l’option fédérale ou supranationale et l’option intergouvernementale. Une seule proposition fera l’unanimité : celle de Robert Schuman et Jean Monnet. Parallèlement à ce processus, des rapprochements s’opèrent entre les pays européens, mais également entre ces derniers et les Etats-Unis d’Amérique. Cela donnera naissance à l’OECE en 1948 (Organisation européenne de coopération économique, actuellement OCDE - Organisation de coopération et de développement économiques), à l’OTAN en 1949 (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) et au Conseil de l'Europe en 1950.

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Site de l’European Navigator sur l’histoire de l’Europe
Site de l’OCDE
Site de l’OTAN

9 mai 1950 : Déclaration de Robert Schuman
Jean Monnet et Robert Schuman l'ont bien compris : pour rebâtir une Europe nouvelle vivant en paix de façon durable, il faut tout d'abord dépasser l'hostilité existant entre la France et l'Allemagne et deuxièmement, bâtir une union sur des projets concrets. C'est pourquoi la proposition faite le 9 mai 1950 par Robert Schuman, alors Ministre des Affaires étrangères français, impliquait avant tout une collaboration très étroite entre ces deux pays, mais aussi ouverte aux autres belligérants, de façon à « placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute autorité commune » dotée des pouvoirs de décision réels. Cette proposition est essentielle car elle pose les bases d'une coopération future : en mutualisant la production de charbon et d'acier, au cœur de la machine de guerre, le projet CECA rend toute guerre impossible. La coopération est acceptée immédiatement par le Chancelier allemand Adenauer. C'est le début du processus de construction européenne que nous connaissons aujourd'hui.

« Le gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. »

Extrait de la déclaration de Robert Schuman, 9 mai 1950

Eléments de contexte : L'après-guerre
Le continent européen est, pour la deuxième fois en moins d'un siècle, ravagé par la guerre. Un long processus de reconstruction débute alors.
A l'Est de l'Europe, l'Union Soviétique, sortie victorieuse de la guerre, occupe et annexe de nombreux pays qui deviennent soit des républiques fédérales (Estonie, Lettonie, Lituanie) soit des républiques populaires membres du Pacte de Varsovie.
Pendant l'après-guerre, les classes politiques européennes commencent à se rendre compte que l'unique façon d'en finir avec le climat crispé qui s'est installé est de procéder à l'union du vieux continent. De nombreuses voix s'élèvent alors, proposant diverses façons d'y parvenir, parmi lesquelles l'option fédérale (ou supranationale) et l'option intergouvernementale.

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Fondation Robert Schuman
Fondation Jean Monnet pour l’Europe
Les chemins de la mémoire du Mémorial de Caen
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18 avril 1951 : Signature du traité CECA
En plus de l'Allemagne, d'autres pays répondent à l'appel lancé par la France : les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg (qui forment à eux trois le Benelux) et l'Italie. Les représentants de ces six pays, aussi appelés les « pères fondateurs de l'Europe », signent à Paris, le 18 avril 1951, le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Ce traité, qui portait uniquement sur la gestion commune des ressources en charbon et en acier des pays participants, crée différentes structures qui vont gérer ce marché commun. Ainsi sont mis en place une Haute Autorité (aujourd'hui la Commission européenne) indépendante, dotée de l'initiative législative ; un Conseil des Ministres représentant les Etats avec, à l'époque, un rôle très limité car il donnait son avis seulement dans certains cas ; une Assemblée parlementaire (aujourd'hui le Parlement européen) dotée du pouvoir de censurer la Haute Autorité ; et une Cour de justice. Le traité CECA, nommé aussi Traité de Paris, entra en vigueur le 23 juillet 1952 et ce pour une durée de 50 ans.

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Portail de l’Union européenne
Site du Ministère des affaires étrangères

1954 : L’échec de la CED
Le contexte de l’époque -guerre froide et menace communiste, guerre de Corée- posent très vite la question de l’organisation d’une défense commune européenne et donc du réarmement de l’Allemagne. Le traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) signé en 1952 par les six états membres de la CECA comptait créer, selon une logique semblable à celle développée par Schuman lors de la création de la CECA, une armée commune placée sous une autorité européenne unique, militaire et politique. Il s’agissait d’un grand pas vers une Europe politique. Ce traité fut rejeté par l’assemblée nationale française le 30 août 1954 car il impliquait un abandon de souveraineté nationale jugé trop considérable et ranimait la crainte du réarmement allemand, encore dominante dans l'opinion publique à l'époque.

1955 : Guerre de la libération Chypriote
Après que tout espoir d'un règlement pacifique ait été anéanti, une guerre de libération contre le pouvoir colonial britannique éclate à Chypre. Elle durera jusqu'au 16 août 1960, jour au cours duquel Chypre devient une république indépendante. Le 20 juillet 1974, la Turquie envahit l'île et depuis, 37% du territoire se trouve sous occupation militaire turque.

Octobre 1956 : L’insurrection hongroise
La population hongroise montre lors de cette insurrection spontanée son désaccord avec le gouvernement communiste. La révolte est écrasée par l'armée soviétique tuant 3 000 personnes et faisant fuir plus de 200 000 hongrois.

25 mars 1957 : Signature des traités de Rome
Deux traités ont été signés à Rome, le Traité instituant la Communauté économique européenne – CEE, et celui créant la Communauté européenne de l'énergie atomique - CEEA ou Euratom. La CEE vise tout d'abord à abolir les barrières commerciales qui séparent les Etats membres et à établir un marché commun, c'est à dire une zone de libre-échange fondée sur la libre circulation des personnes, des services, des capitaux et des marchandises. Ce traité propose aussi la mise en place d'une série de politiques européennes communes, notamment dans le domaine de l'agriculture, du commerce, de la concurrence et des transports. Le Comité économique et social européen (CESE), organe consultatif d'expression de la société civile organisée, est créé par ce Traité. En ce qui concerne le traité CEEA, son objectif était de coordonner les programmes de recherche des Etats en vue d'une utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, il s'emploie à mettre en commun des connaissances, des infrastructures et des ressources financières. Les traités CEE et CEEA sont entrés en vigueur le 14 janvier 1958 et ont été conclus pour une durée illimitée.

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Texte complet du traité CEEA
Site du CESE

13 août 1961 : Construction du mur de Berlin
Pour empêcher les Allemands de l’Est de fuir vers l’Ouest, symbole de liberté et de démocratie, la République démocratique allemande fait construire un mur dans la nuit du 12 au 13 août 1961.

30 juillet 1962 : La PAC est opérationnelle
La politique agricole commune, ou PAC, est l’une des politiques communes les plus importantes de par son coût financier (373 milliards d'euros pour 2014-2020 soit environ 39% du budget européen pour cette période) et sa dimension historique. En effet, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les pays européens souffraient d’une grande pénurie alimentaire. Dans ce contexte, les objectifs initiaux de la PAC étaient l’accroissement de la production et de la productivité agricoles en vue de l'autosuffisance alimentaire, la stabilisation des marchés, la sécurité des approvisionnements et la protection des agriculteurs à l'égard des fluctuations affectant les marchés mondiaux.

>> En savoir plus : Site de la Direction générale de l’Agriculture

14 janvier 1963 : Le veto du Général de Gaulle
Le début des années soixante marque une période de crise pour la Communauté économique européenne. La France, notamment à cause de la politique européenne menée par le Général de Gaulle, entend privilégier les coopérations intergouvernementales à l’action supranationale. Concernant le Royaume-Uni, le Général de Gaulle considère que celui-ci, membre du Commonwealth, a une structure et une conjoncture très différentes de celles des pays continentaux membres de la CEE. Il se méfie également des liens forts unissants le Royaume-Uni aux Etats-Unis. C'est pourquoi il posa son veto à l’entrée du Royaume-Uni dans l’Union.

1964 : L’indépendance de Malte
Malte proclame son indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne dans le cadre du Commonwealth en 1964 et devient une République dix ans plus tard, en 1974. Les forces britanniques quittent définitivement l’île en août 1979.

8 avril 1965 : Signature du traité de fusion des exécutifs
Ce traité peu connu rassemble le personnel des trois communautés existantes (CECA, CEE et Euratom) créant un Conseil des ministres et une Commission uniques, comme ceux que nous connaissons toujours aujourd’hui. Ce traité entre en vigueur le 1 juillet 1967.

Juillet 1965 : La crise de la chaise vide
La crise européenne des années 60 atteint son apogée avec la crise dite « de la chaise vide ». Durant six mois, la France ne siège pas au Conseil des ministres bloquant ainsi toute prise de décision. Ce boycott fait suite à un désaccord entre le général de Gaulle et les autres Etats membres au sujet du financement de la politique agricole commune et sur la perspective du passage, dans certains domaines, au vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des ministres. Cette crise est résolue grâce au compromis de Luxembourg du 29 janvier 1966. Celui-ci prévoit que lorsque des intérêts très importants pour un pays sont en jeu, les négociations doivent continuer en vue d'aboutir à un compromis unanime et acceptable pour tous. Il maintient de facto le vote à l'unanimité comme règle de prise de décision au Conseil.

Eléments de contexte : Le veto du General de Gaulle au Royaume-Uni
Le début des années soixante marque une période de crise pour la Communauté économique européenne. La France, réticente vis-à-vis du processus de construction européenne, notamment à cause de la politique européenne menée par le général De Gaulle, entend privilégier les coopérations intergouvernementales à l'action supranationale. Concernant le Royaume Uni, le général De Gaulle considère que celui-ci, membre du Commonwealth, a une structure et une conjoncture très différentes de celles des pays membres de la CEE, présents sur le continent. C'est pourquoi il posa son veto à l'entrée du Royaume-Uni dans l'Union.

29 janvier 1966 : Le compromis de Luxembourg
Le compromis de Luxembourg, même s’il est le fruit d’un désaccord, a le mérite de mettre fin à la crise de la chaise vide. Le compromis prévoit que lorsque les intérêts vitaux d'un pays sont en jeu, les négociations doivent continuer en vue d’aboutir à un compromis unanime et acceptable pour tous.

21 avril 1967 : Coup d’Etat militaire en Grèce
Les années 60 sont pour la Grèce synonyme de grande instabilité politique suivie d’une crise due au renvoi du Premier ministre par le jeune roi Constantin II. Cet épisode difficile se clôturera par un coup d’Etat et l’établissement de la dictature des colonels, sous les ordres du colonel Gheórghios Papadhópoulos, qui perdurera jusqu'en 1973. Après une période de stabilité économique, des manifestations étudiantes s'organisent posant la problématique de la légitimité du régime. Le 1er juin 1973, le Colonel Papadhópoulos, alors Premier ministre, annonce l'abolition de la Monarchie, proclame la République et se nomme Président. Mais les manifestations et la crise chypriote précipitent la fin du régime dictatorial (1974) et le rétablissement de la Constitution.

1968 : Le « printemps de Prague »
Les aspirations au pluripartisme revendiquées par la population de la Tchécoslovaquie au début de l’année 1968 au moment du "Printemps de Prague" sont brutalement réprimées, le 20 août, lors de l'invasion des troupes soviétiques et de leurs alliés du Pacte de Varsovie.

Mai 1968 : Mobilisation étudiante en France
Mai 68 est une période de contestation étudiante et ouvrière rythmée par de grandes manifestations et par une grève générale. Les origines de ce mouvement sont diverses. On peut souligner l’envie des jeunes, mais aussi d’une partie de la population française, de faire changer une société trop rigide et cloisonnée dans ses mœurs.

Années 1970 : Développement des politiques européennes
Dans le cadre du Traité établissant la Communauté économique européenne, de nouvelles politiques d’aide sont mises en place, et notamment, une politique commune de la pêche et des nouveaux programmes d’aide comme le Fonds européen de développement (FED) et le Fonds social européen (FSE). Le FED a comme objectif principal la répartition de l'aide communautaire aux pays associés et aux pays et territoires d'outre-mer. Le FSE encourage la promotion des facilités d'emploi et la mobilité géographique et professionnelle des travailleurs.

>> En savoir plus
Direction générale de la pêche et des affaires maritimes
Le FED
Site de la Commission européenne consacré au FSE
Le FSE en France

1er janvier 1973, de 6 à 9, la Communauté Européenne s'élargit
Suite aux succès de l'intégration européenne, un premier élargissement a lieu en 1973. Le Danemark, l'Irlande ainsi que le Royaume-Uni entrent dans la Communauté européenne. L'entrée du Royaume Uni n'a pas été facile. En effet, la France s'y est opposée à deux reprises mais suite au changement dans la politique étrangère du Royaume Uni et au départ du général De Gaulle en 1969, l'entrée dans l'ensemble européen a été possible.

>> En savoir plus : Site de la Direction générale de l’élargissement


25 avril 1974 : « Révolution des œillets au Portugal »
Ce coup d’état militaire organisé par le Mouvement des forces armées portugais met fin à 48 ans de dictature salazariste et amorce la politique de décolonisation et la démocratisation du pays. Lors de ces événements aucun coup de feu n’a été tiré.

Décembre 1974 : Sommet de Paris
Les 9 et 10 décembre 1974, les chefs d’Etat et de gouvernement des 9 pays de la Communauté réunis à Paris décident : leur réunion régulière en Conseil européen pour définir les grandes orientations politiques de la Communauté (le Conseil européen n’a pas le statut d’institution européenne) ; l’introduction du vote au suffrage universel direct du Parlement européen ; la création du Fonds européen de développement régional (FEDER) pour favoriser la réduction des disparités régionales et le développement équilibré des régions européennes. Ils demandent aussi qu’un travail d’analyse soit fait d’ici la fin de l’année 1975 sur les possibilités d’approfondissement de l’intégration européenne pour passer de la Communauté européenne à l’Union européenne.

>> En savoir plus : Site de la Direction générale de la politique régionale

28 février 1975 : La Convention de Lomé
Signature d'un accord de coopération commerciale entre la Communauté européenne et des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, dits « pays ACP ». L'objectif principal de cette coopération était tout d'abord d'établir le libre accès au marché communautaire pour la quasi-totalité des marchandises originaires des pays ACP sans droit de douane ni restriction quantitative. Un mécanisme de «stabilisation des exportations», appelé Stabex, est aussi mis en place. Son rôle était de compenser le déficit des recettes d'exportations de ces pays entraîné par la fluctuation des prix sur les marchés mondiaux. Enfin, la Convention finance des infrastructures et des programmes agricoles. Cette convention sera élargie et renouvelée à trois reprises en 1979 (Lomé II), en 1984 (Lomé III), en 1990 (Lomé IV), pour enfin être remplacée par les accords de Cotonou en 2000. Aujourd'hui, elle compte parmi ses membres 79 Etats ACP et les 28 pays de l'UE.

>> En savoir plus
Site de la Commission européenne concernant le développement

28 novembre 1975 : Mort de Franco
La mort de Franco met fin à la dictature en Espagne. Le pays commence alors le chemin vers la démocratisation après une terrible guerre civile et presque 30 ans d’absolutisme.

1979 : Le système monétaire européen
Successeur du « serpent monétaire européen » crée en 1972 et qui n’a pas fonctionné, le système monétaire européen (SME) est un système de change établit entre les monnaies des pays de la Communauté qui vise, entre autres, à limiter les fluctuations et à stabiliser les cours des monnaies européennes entre elles pour notamment faciliter la croissance économique. Après une mise en œuvre difficile et malgré toutes les critiques reçues, il a facilité la lutte contre l'inflation et a entrainé une certaine convergence des politiques économiques des pays membres.

Juin 1979 : Premières élections du parlement européen au suffrage universel
Suivant les décisions prises lors du sommet de Paris en 1974, les premières élections au suffrage universel direct au Parlement européen ont lieu du 7 au 10 juin 1979. Simone Veil est élue présidente du Parlement européen. Elle exercera cette fonction jusqu'en 1982.





1er janvier 1981 : De 9 à 10, la CE s’élargie
Avant son entrée dans la CE, la Grèce a connu des années de grandes instabilité politique et un gouvernement dictatorial pendant près de 6 ans après le coup d'Etat des colonels sous les ordres du colonel Papadhópoulos en 1967. Malgré une crise économique et politique qui l'ont affaiblie, la Grèce fait son entrée dans la CE le 1er janvier 1981.

>> En savoir plus
Site de la Direction générale de l’élargissement

14 juin 1985 : Les accords de Schengen
Afin de rapprocher l'Europe des citoyens et de concrétiser les avantages de l'appartenance à la Communauté européenne, un groupe de pays (le Benelux, la France et l'Allemagne) signent cet accord intergouvernemental qui crée l'espace Schengen. Dans cet espace, les ressortissants des pays signataires peuvent se déplacer librement sans avoir à subir de contrôles aux frontières. Il faut savoir que, jusque là, seules les personnes actives pouvaient se déplacer et s'établir librement dans un autre pays membre. De plus, ces accords prévoient un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de la zone, l'harmonisation des politiques relatives aux visas et au droit d'asile ainsi qu'une coopération renforcée entre les systèmes judiciaires et les polices. Les accords de Schengen sont entrés en vigueur en 1995.

>> En savoir plus
Site de l'UE concernant les accords de Schengen

1er janvier 1986 : De 10 à 12, la CE s’élargie encore
C'est au tour de l'Espagne et du Portugal, d'entrer dans la Communauté européenne. Les deux pays comptent alors bien profiter de cette entrée pour d'une part, s'affirmer dans le chemin vers la démocratie et d'autre part, relancer leurs économies. Cependant, les retards économiques importants avec les pays de la CE rendent les négociations d'accession plus difficiles que pour la Grèce.



La « Révolution des œillets au Portugal » en avril 1974
Ce coup d'état militaire organisé par le Mouvement des forces armées portugais met fin à 48 ans de dictature salazariste et amorce la politique de décolonisation et la démocratisation du pays. Lors de ces événements aucun coup de feu n'a été tiré.

La mort de Franco en novembre 1975
La mort de Franco met fin à la dictature en Espagne. Le pays commence alors le chemin vers la démocratisation après une terrible guerre civile et presque 30 ans d'absolutisme.

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Site de la Direction générale de l’élargissement

17 février 1986 : Signature de l’Acte unique européen
Face à l'euroscepticisme de la décennie précédente, les pays membres sont bien décidés à relancer et approfondir le processus d'intégration. Leur objectif principal est de concrétiser le marché intérieur. Or, le fonctionnement institutionnel ne le permet pas. Des changements s'imposent. Et c'est ce à quoi s'attache l'Acte unique européen (AUE), premier pas vers une construction européenne qui dépasse le cadre purement économique. Tout d'abord, il fixe une date pour la réalisation du marché unique au 1er janvier 1993. Il élargit le champ du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des ministres, ce qui simplifie la prise des décisions. Cependant, les mesures concernant la fiscalité, la libre circulation des personnes et les droits et intérêts des travailleurs salariés restent soumises à la règle de l'unanimité.
Ce traité étend aussi, même si c'est de façon limitée, les pouvoirs du Parlement européen dans le processus de prise de décision. De nouvelles politiques communes sont mises en place notamment dans les domaines de la politique sociale, de la cohésion économique et sociale, de l'environnement et de la recherche. L'AUE mentionne également l'établissement de mécanisme classique de collaboration (coopération intergouvernementale) encourageant la coopération politique étrangère européenne. Il officialise le Conseil européen (conférences ou sommets des chefs d'États et de gouvernements). L'Acte est entré en vigueur le 1 juillet 1987.

30 juin 1987 : Erasmus est en marche
Le programme européen qui vise, entre autre, à renforcer la dimension européenne de l’enseignement supérieur en facilitant les échanges d’étudiants universitaires est créé en 1987.

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Site de la Direction générale de l’éducation et de la culture Site de l'Agence Europe-Education-Formation-France

Septembre 1989 : Naissance de la République de Pologne
Les répercussions du premier voyage du pape Jean Paul II dans son pays natal et des grandes grèves animées par le syndicat Solidarnosc (Solidarité) mènent, en septembre 1989, à la constitution d'un gouvernement. Le pays se détache alors du bloc soviétique. La Pologne est le premier pays du Pacte de Varsovie à se libérer de l'emprise soviétique, et à former un gouvernement non communiste et non lié au bloc soviétique. Après la Chute du Mur de Berlin, le pays prend le nom de « République de Pologne ».

23 octobre 1989 : Proclamation de la IV République de Hongrie
A partir de 1988, des changements importants ont lieu rapidement en Hongrie (abandon du rôle dirigeant du Parti socialiste ouvrier hongrois, instauration du multipartisme, le pays ne se désigne plus comme démocratie populaire) et donnent lieu à la proclamation de la IVème République.

Novembre 1989 : La Révolution de velours en Tchécoslovaquie
Le régime communiste est renversé lors de la «Révolution de velours» qui porte l’opposant tchèque Václav Havel à la présidence de la République tchécoslovaque. En 1993, une séparation dans le calme s’opère dans le pays donnant naissance à la République tchèque et à la République slovaque.

9 Novembre 1989 : La chute du mur de Berlin et la vague démocratique
Les réformes introduites dans l'Union soviétique par Mikhaël Gorbatchev encouragent l'émancipation des pays satellites de l'URSS. Leurs populations se mettent à rêver de liberté, de démocratie et des droits de l'Homme. Des manifestations sont organisées. Les attentes des populations ne tardent pas à se concrétiser, car après cette date, les régimes communistes tout d'abord puis l'Union soviétique elle-même s'écroulent. Cet événement laisse entrevoir la possibilité d'une réunification entre l'Europe de l'Est et de l'Ouest.
Après la chute du mur, un mouvement de contestations entraîne l'organisation d'élections libres en RDA. Le gouvernement issu de ces premières élections se déclare, comme le souhaitait la population, pour la réunification allemande et donc pour son intégration dans la Communauté européenne. Ainsi, le 31 août 1990 est signé à Berlin le traité d'union instituant un seul État fédéral démocratique qui prendra effet le 3 octobre 1990.
La RDA n'est pas la seule à s'échapper du carcan du bloc soviétique. La fin des années 80 avec, entre autres, les réformes de Mikhaël Gorbatchev, les aspirations de démocratie et d'indépendance des populations et le coup d'état manqué à Moscou facilitent le démembrement et la dissolution de l'URSS. Ainsi la Communauté des États indépendants (CEI) voit le jour en 1991. Elle comprend onze Républiques : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan et Ukraine. Les changements politiques de la fin des années 1980 suscitent un renouveau nationaliste dans de nombreux pays du bloc soviétique. Par des réformes politiques, des manifestations ou des insurrections, parfois très violentes, ces pays gagnent un par un leur indépendance en l'espace de quelques années. A commencer par la Pologne en Septembre 1989 suivie par la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la RDA, la Roumanie, la Lituanie en 1990, l'Estonie et la Lettonie en 1991.
La vague démocratique qui traverse l'Europe atteint la Yougoslavie, état fédéral composé de six républiques : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie. Des élections libres s'organisent alors dans toutes les républiques, exceptées dans la République de Serbie. A l'issue des élections, des présidents nationalistes ou indépendantistes sont élus, encourageant les aspirations d'indépendance des populations. En 1991, la Croatie et la Slovénie proclament leur indépendance ce qui donne le coup d'envoi des guerres meurtrières qui se succèderont pendant dix ans.

1990 : Aides aux nouvelles démocraties de l'Est
Le Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) créée cette année là et le programme européen Phare apportent un soutien financier aux nouvelles démocraties d'Europe centrale et orientale. Leurs principaux objectifs sont le renforcement des institutions et des administrations et le financement des investissements.

Décembre 1989 : La chute du régime Ceausescu et la Révolution roumaine
La Révolution roumaine fut une série d’émeutes et de protestations qui se déroulèrent en décembre 1989 et aboutirent au renversement du régime communiste de Nicolae Ceausescu et à l’exécution du dictateur et de son épouse.

1990 : Aides aux nouvelles démocraties de l’Est
Le Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) créée cette année là et le programme européen Phare apportent un soutien financier aux nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale. Leurs principaux objectifs sont le renforcement des institutions et des administrations et le financement des investissements.

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Banque européenne pour la reconstruction et le développement
Site de la Direction générale de l’élargissement

4 juillet 1990 : Demande d’adhésion de Chypre et Malte
La décennie 90 est celle de l’unification européenne. En effet, Chypre et Malte mais aussi les jeunes démocraties de l’Est se tournent vers l’Union européenne et demandent à y participer. La Hongrie et la Pologne font leur demande en 1994, la Roumanie, la Slovaquie, la Lettonie, l’Estonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Slovénie et la République tchèque en 1995.

11 mars 1990 : Indépendance de la République de Lituanie
Le 11 mars 1990, le Conseil suprême de la République de Lituanie proclame l'indépendance. La Lituanie réussie à se détacher du giron soviétique malgré une tentative de renversement par l'Union soviétique au cours de laquelle des civils seront tués. En 1991, la Lituanie obtient la reconnaissance officielle de la communauté internationale. Les troupes russes quittent définitivement le pays en août 1993.

3 octobre 1990 : Réunification allemande
Malgré la vague d’ouverture qui se répand dans les pays de l’Europe centrale et orientale et la politique libérale de Mikhaïl Gorbatchev, le régime communiste de l’Allemagne de l’Est reste fort. Toutefois, un puissant courant de contestation oblige les autorités à autoriser les voyages à l’étranger (c’est le 9 novembre, jour où le mur de Berlin est tombé) et à organiser des élections libres. Le gouvernement issu de ces premières élections se déclare, comme le souhaitait la population, pour la réunification allemande et donc pour son intégration dans la Communauté européenne. Ainsi, le 31 août 1990 est signé à Berlin le traité d'union instituant un seul État fédéral démocratique, qui prendra effet le 3 octobre 1990.

1991 : Guerre en Yougoslavie
La République socialiste de Yougoslavie était un état fédéral composé de six républiques : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie. Depuis 1990, suivant la vague démocratique qui traverse l’est de l’Europe, des élections libres s’organisent dans toutes les républiques, exceptées dans la République de Serbie. A l’issu des élections, des présidents nationalistes ou indépendantistes sont élus, encourageant les aspirations d’indépendance des populations. En 1991, la Croatie et la Slovénie proclament leur indépendance donnant lieu à des guerres en Slovénie (1991) et en Croatie (1991-1995). En Bosnie, le conflit armé commence en 1992 et atteint son apogée en 1995 avec le massacre de Srebrenica (13 et 16 juillet 1995) au cours duquel un grand nombre de bosniaques (adolescents et vieillards compris) sont tués par l'armée bosno-serbe du général Ratko Mladic, accusé depuis de génocide et de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TÏY). Depuis 2002, la Yougoslavie n’existe plus et a laissé la place à la Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Macédoine, ainsi qu’au Kosovo, région autonome de la Serbie dont l'indépendance auto-proclamée le 17 février 2008 n'est reconnue que partiellement par la communauté internationale. En 2006, la Communauté d'États Serbie et Monténégro s’est divisée en deux Etats différents suite à un vote par referendum des monténégrins (55.5% des voix).

25 juin 1991 : La Slovénie proclame son indépendance
Avec l'aggravation de la crise politique et économique en Yougoslavie, la Slovénie, république la plus prospère de la République fédérale socialiste de Yougoslavie, décide d'organiser ses premières élections présidentielles et législatives en avril 1990, premier le signal de l'éclatement de la Fédération. La Slovénie proclama son indépendance à la suite d'un plébiscite où les électeurs se prononcèrent à 88 % pour un Etat indépendant. Deux jours après, l'armée de Belgrade intervient. Après dix jours de combat, la Slovénie reprend officiellement le contrôle de ses frontières et gagne son indépendance. Elle est reconnue officiellement par les Communautés européennes le 15 janvier 1992.

20 aout 1991 : Indépendance de l’Estonie
Après une longue domination russe et un passage sous domination allemande (1941-1944), l'Estonie parvient à restaurer son indépendance lors de la Révolution Chantante.

21 aout 1991 : Indépendance de la Lettonie
Les changements politiques de la fin des années 1980 en URSS suscitent un renouveau du nationalisme dans le pays. Fin 1989, le multipartisme est instauré de fait. Le 4 mai 1990, la Lettonie retrouve son indépendance et ce malgré la tentative d'écrasement du mouvement par les unités spéciales russes qui assiégèrent le parlement. Les Lettons se prononceront par référendum pour l'indépendance le 3 mars suivant.

26 novembre 1991 : Fin de la Guerre froide
La fin des années 80 avec, entre autres, les réformes de Mikhaël Gorbatchev, les aspirations de démocratie et d’indépendance des populations et le coup d’état manqué à Moscou facilitent le démembrement et la dissolution de l’URSS. Ainsi, nait en 1991 la Communauté des États indépendants (CEI). Elle comprend onze Républiques : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan et Ukraine.

2 mai 1992 : Constitution de l’Espace Economique Européen
L’imminente création du marché unique attire l’attention des pays de l’Association européenne de libre échange -AELE (Autriche, Finlande, Norvège, Suisse, Suède et Islande). Ces pays, qui ne veulent ou ne peuvent pas rentrer dans la Communauté européenne, sont quand même intéressés par leur participation au grand marché. Dans cette optique, l’Espace économique européen (EEE) est créé. Il s’agit d’un accord d’association entre les 12 pays de la Communauté européenne et 5 pays de l’AELE (la Suisse y renoncera par referendum) par lequel ces pays accèdent à certains aspects du marché unique (libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes, participation à certaines politiques communes en lien avec le marché unique, etc.) Pour cela, ils doivent accepter les règles et la législation européenne. L’EEE est opérationnel depuis le 1er janvier 1994. Aujourd’hui, cet accord lie les 28 pays de l’UE avec l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein (membres actuels avec la Suisse de l’AELE).

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Fiche technique du Parlement européen sur l’EEE

1er janvier 1993 : Mise en place effective du Marché unique
Mise en place du marché unique prévu dans le traité de Maastricht : la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux.

2 mai 1992 : Constitution de l'Espace Economique Européen
La création du marché unique attire l'attention des pays de l'Association européenne de libre échange -AELE). Ces pays, qui ne veulent ou ne peuvent pas rentrer dans la Communauté européenne, sont quand même intéressés par le grand marché. Dans cette optique, l'Espace économique européen (EEE) est créé. Il s'agit d'un accord d'association entre les 12 pays de la Communauté européenne et 5 pays de l'AELE (Autriche, Finlande, Norvège, Suède et Islande) par lequel ces pays accèdent à certains aspects du marché unique (libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes etc.). Aujourd'hui, cet accord lie les 25 pays de l'UE avec l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein (membres actuels avec la Suisse de l'AELE).

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Site de l’Union européenne sur le marché intérieur

9 mars 1994 : Séance constitutive du Comité des Régions
Le Comité des régions est un organe consultatif. Ces membres sont des élus régionaux ou locaux. Il porte donc la voix des collectivités territoriales au plan européen. Le Comité des régions est consulté sur les propositions de décisions ayant un impact direct au plan régional ou local.

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Site du Comité des régions

1er janvier 1995 : L’Europe des 12 à celle des 15
Entrée dans les communautés économiques européenne de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède après les succès des referendums nationaux. Cet élargissement a été l'un des plus faciles dans le sens où il s'agissait de pays relativement prospères qui n'avaient pas de retard économique à rattraper. Avec cet élargissement, la question du fonctionnement des institutions européennes se pose à nouveau.

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Site de la Direction générale de l’élargissement

26 mars 1995 : Entrée en vigueur de l’Espace Schengen
Le 26 mars 1995, après une longue procédure de ratification, les accords de Schengen, permettant aux personnes de voyager entre les pays membres sans devoir être soumises à des contrôles d'identité aux frontières, entrent en vigueur.

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Site de l’Union européenne concernant les accords de Schengen


16 juillet 1997 : L’Agenda 2000 : pour une Union plus forte
L’Union européenne veut être prête pour affronter les nouveaux défis politiques et économiques qui vont se présenter. Dans cette optique, l’Agenda 2000 est défini afin de moderniser les politiques communautaires et préparer l’Union européenne aux grands élargissements à venir. Cet agenda s’articule autour des 4 grandes thématiques : une réforme de la PAC, une nouvelle politique régionale, un nouveau cadre financier pour la période 2000 – 2006 et la préparation du cinquième élargissement.

2 octobre 1997 : Signature du traité d’Amsterdam
Depuis sa création, l'Union européenne est passée de 6 à 15 membres sans pour autant avoir réalisé de changements institutionnels importants. Dans les années 90, face à l'ampleur de l'Union européenne (15 membres) mais aussi face aux nombreuses demandes d'adhésion, la question de la reforme des institutions européennes se pose avec force. Mais malgré les avancées qu'il comprend, le traité d'Amsterdam ne sera pas à la hauteur de ces ambitions.

Parmi les avancées institutionnelles, il faut souligner :

  1. une meilleure définition du rôle de chaque institution européenne,
  2. le renforcement du rôle de co-législateur du Parlement européen qui est maintenant à égalité avec le Conseil des ministres,
  3. l'élargissement du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil.

De plus, le traité d'Amsterdam a un autre grand objectif à atteindre, celui de placer l'emploi et les droits des citoyens au cœur de l'UE. En ce sens, le traité promulgue d'importantes avancées parmi lesquelles, le renforcement de la place des droits de l'Homme dans l'Union européenne. En effet, les droits de l'Homme sont explicitement mentionnés ainsi que les principes de liberté, de démocratie et d'État de droit. Leur respect devient une condition d'adhésion. Le concept de citoyenneté européenne est développé et éclaircit afin de compléter l'ensemble des droits civiques dont bénéficient les citoyens de l'Union européenne. La politique sociale devient une politique communautaire. L'intégration des accords de Schengen dans le champ de l'Union européenne facilite la création d'un espace de liberté, de sécurité et de justice européenne. Le traité permet aussi la mise en place des coopérations renforcées, c'est à dire, que les Etats membres qui le souhaitent peuvent mettre en place une coopération plus étroite dans un domaine précis du premier et du troisième pilier mais à des conditions assez restrictives. Le traité d'Amsterdam entra en vigueur le 1 mai 1999.

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Texte complet du traité

10 décembre 1997 : Ouverture des négociations
Lors du Conseil européen de Luxembourg les Etats membres décident d’ouvrir des négociations en vue du cinquième élargissement de l’UE. Les pays concernés sont : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, Chypre, Malte, la Roumanie et la Bulgarie

1er janvier 1999 : L’Union économique et monétaire et l’euro
Onze états de l'Union européenne adoptent la monnaie unique pour les transactions commerciales et financières. Il s'agit de la Belgique, de l'Allemagne, de l'Espagne, de la France, de l'Irlande, de l'Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de l'Autriche, du Portugal et de la Finlande. Aujourd'hui, ce groupe compte 18 pays membres. Pour en faire partie, les Etats doivent respecter le Pacte de stabilité et de croissance (successeur des critères de convergence ou critères de Maastricht). Le 1er janvier 1999 est aussi le jour du lancement de l'Union économique et monétaire. A daté de ce jour, il n'existe qu'une politique monétaire commune à tous les pays de la zone euro qui est mise en œuvre par la Banque centrale européenne.


Mise en circulation de l'euro
Le 1er janvier 2002 les nouveaux billets et pièces de l'euro sont mis en circulation dans 12 pays de la zone euro. L'adhésion à l'euro est obligatoire pour tous nouveaux membres de l'Union européenne. Une date pour adopter la monnaie unique est fixée pour chacun en fonction des avancées réalisées.

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Site de la Banque centrale européenne consacrée à l'euro Le Pacte de stabilité et de croissance

16 mars 1999 : La démission de la Commission Santer
Suite à la mauvaise gestion administrative et financière de la Commission européenne présidée à l’époque par Jacques Santer et face à la menace d’une motion de censure du Parlement européen, l'ensemble de la Commission européenne décide de démissionner. L’équipe restera encore en fonction quelques mois, le temps de procéder à la formation d’un nouveau collège. Pendant ce temps, elle décide la création d’un Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) avec des pouvoirs renforcés afin de lutter contre toute fraude portant atteinte à la bonne gestion du budget européen.

Mars 2000 : La Stratégie de Lisbonne
En 2000, l'Union « s'est fixée un nouvel objectif stratégique pour les dix prochaines années : devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale ». Cet objectif devait être atteint par la mise en place d'une série de politiques et d'une méthode ouverte de coordination entre les Etats membres. Mais l'évaluation à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne a révélé des insuffisances, ce qui a poussé la Commission européenne à trouver des solutions pour relancer le processus de Lisbonne.

4 mai 2000 : La devise européenne
Suite au concours organisé au niveau européen "Une devise pour l'Europe", un grand jury composé de quinze personnalités européennes et présidé par Jacques Delors choisit la phrase "Unie dans la diversité" comme devise de l’Union européenne.

Février 2001 : Signature du traité de Nice
Face à l'échec du traité d'Amsterdam sur la réforme des institutions et compte tenu des prochains élargissements, le traité de Nice a pour objectif de faire des propositions en vue d'une réforme institutionnelle permettant à l'Union européenne de fonctionner efficacement à 25, voire plus. En ce qui concerne la réforme des institutions, les avancées les plus importantes engagées sont :

  1. assouplissement de la procédure de coopération renforcée (minimum 8 Etats) et élargissement des domaines dans lesquels ces coopérations peuvent avoir lieu, notamment à certains aspects de la PESC,
  2. élargissement du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des ministres (les questions fiscales et la PESC nécessitent encore un vote à l'unanimité), mise en place d'une nouvelle pondération des voix dans une Europe à 25 et définition d'un nouveau système de calcul de la majorité qualifiée : la décision doit recueillir 232 voix sur un total de 321 et doit avoir le vote favorable de la majorité des Etats membres et cette majorité devant représenter au moins 62% de la population totale de l'UE, sans cela la décision n'est pas adoptée,
  3. renforcement du rôle de co-législateur du Parlement européen et limitation du nombre maximal des députés européens à 732,
  4. limitation du nombre des commissaires européens à 27 une fois que l'UE aura plus de 27 membres et établissement d'une méthode égalitaire et tournante pour leur désignation. De plus, le Président de la Commission est élu à la majorité qualifiée des Etats membres et verra ses pouvoirs renforcés.

Suivant les traces du traité d'Amsterdam, le traité de Nice renforce la volonté de l'UE de respecter et faire respecter les droits de l'Homme par les Etats membres en mettant en place un dispositif de prévention. Le traité de Nice est entré en vigueur le 1er février 2003. Face aux lacunes d'un texte qui n'a pas résolu l'ensemble des difficultés institutionnelles posées par l'élargissement, une « Déclaration sur l'avenir de l'Union » est annexée au traité en vue d'un débat plus large. Une Charte des droits fondamentaux de l'UE est aussi promulguée à Nice. Il s'agit d'un ensemble de droits civiques, politiques, économiques et sociaux reconnus aux citoyens européens. Cette charte n'a pas été intégrée au traité, elle ne présente donc pas à cette date de caractère contraignant.

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Texte complet du traité
Guide du citoyen du traité de Nice
Charte des droits fondamentaux de l'UE

Décembre 2001 : La Convention européenne
La déclaration sur l’avenir de l’Union européenne annexée au traité de Nice prévoit trois phases pour mettre en place un grand débat sur les perspectives futures de l’Union européenne : une première phase de débat ouvert (en 2001), une deuxième phase plus structurée dont les modalités seraient déterminées par le Conseil européen de Laeken en décembre 2001 (2002-2003) et, enfin, une nouvelle conférence intergouvernementale qui devrait être convoquée en 2004 en vue de décider des modifications nécessaires aux traités. Lors du Conseil européen de Laeken, les chefs d’Etat ou de gouvernement décident de convoquer une Convention européenne pour préparer les réformes des institutions de l’UE avant le prochain élargissement. Parmi les participants de cette convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing, on trouve un représentant par Etat membre et par pays candidat, des représentants des parlements nationaux des Etats membres et des pays candidats, des membres du Parlement européen et des représentants de la Commission européenne. Le Comité économique et social, le Comité des Régions, les partenaires sociaux et le médiateur européen y participent en tant qu'observateurs. Les travaux de la Convention aboutiront en juillet 2003 avec la proposition d’un projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe.

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Site de la Convention européenne
Texte du projet de traité

1er janvier 2002 : Mise en circulation de l’euro
Le 1er janvier 2002 les nouveaux billets et pièces de l’euro sont mis en circulation dans 12 pays de la zone euro. Certaines des anciennes devises gardent encore leur valeur légale jusqu’à la date butoir du 28 février 2002. Au début, le double affichage des produits, en euros et dans la monnaie nationale, est permis. Aujourd’hui, l’affichage des prix se fait uniquement en euros. L'adhésion à l'euro est obligatoire pour tout nouveau membre de l'Union européenne. Une date pour adopter la monnaie unique est fixée pour chacun en fonction des avancées réalisées.

13 décembre 2002 : 10 nouveaux pays
Après de longues discussions, l’Union européenne décide de clore les négociations d’adhésion avec 10 Etats d'Europe centrale et orientale (Hongrie, Pologne, Slovénie, Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Estonie, République tchèque, Chypre et Malte). Après la signature du Traité d’adhésion, la ratification par voie référendaire pour les pays entrants et par voie parlementaire chez les anciens membres, s’ouvre la période de transition qui s’étendra jusqu’à leur entrée le 1er mai 2004. La Roumanie et la Bulgarie doivent attendre le 1er janvier 2007 pour intégrer officiellement l'Union européenne.

1er mai 2004 : L’Europe s’élargie de 15 à 25
Le plus grand élargissement de l'histoire a lieu le 1er mai avec l'entrée de 8 pays d'Europe centrale et orientale ainsi que Chypre (partie sud) et Malte. Ce moment historique permet aux deux Europe, celle de l'Est et celle de l'Ouest, de se retrouver.
Les pays candidats ont fait d'énormes efforts pour remplir les critères d'adhésion (développement des institutions stables garantissant la démocratie, l'état de droit, les droits de l'Homme, mise en place d'une économie de marché viable et capable de faire face à la concurrence, adoption de l'acquis communautaire et son application effective par des structures administratives et judiciaires appropriées, etc.) d'autant plus que la plupart d'entre eux accusaient un retard important aux plans économique et politique, notamment dû à leur passé soviétique.

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Site de la Direction générale de l’élargissement

29 octobre 2004 : Signature du Traité établissant une Constitution européenne
A l'origine du traité, le Conseil européen de Laeken qui a lieu le 14 décembre 2001 et pendant lequel les chefs d'Etat ou de gouvernement décident de convoquer une Convention européenne pour préparer les réformes des institutions de l'UE avant le prochain élargissement. Parmi les participants de cette convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing, on trouve un représentant par Etat membre et par pays candidat, des représentants des parlements nationaux des Etats membres et des pays candidats, des membres du Parlement européen et des représentants de la Commission européenne. Le Comité économique et social, le Comité des Régions, les partenaires sociaux et le médiateur européen y participent en tant qu'observateurs. Les travaux de la Convention aboutiront en juillet 2003 avec la proposition d'un projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe.
Après d'intenses négociations, les chefs d'Etat et de gouvernement des 15 mais aussi des pays candidats s'accordent, à l'unanimité, sur une version définitive du Traité. Il n'entrera en vigueur qu'une fois ratifié par chaque pays par voie référendaire ou par vote parlementaire.

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Texte complet du traité
Site de l’Union européenne – Une Constitution pour l'Europe

11 novembre 2004 : Ratification de la Constitution européenne
La Lituanie ouvre la procédure de ratification de la Constitution en adoptant le traité par voie parlementaire le 11 novembre 2004 suivie de la Hongrie, la Slovénie, l’Italie, la Grèce, la Slovaquie, l’Autriche, l’Allemagne, la Lettonie, Chypre, Malte, la Belgique et l’Estonie. L’Espagne est le premier pays à ratifier le traité de Constitution par voie référendaire (76,7% de "oui" avec un taux de participation de 42,3%). Par la suite, la France et les Pays-Bas voteront « non » par voie de référendum (respectivement le 29 mai et le 1er juin 2005) et le Luxembourg adoptera le Traité. Suite à ces deux votes négatifs, les Etats membres ouvrent une période de réflexion pour mieux expliquer le nouveau traité et débattre avec les citoyens sur l’avenir de l’Union européenne. Les pays qui ne se sont pas encore prononcés préfèrent retarder la date de ratification du Traité.

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Site de l’Union européenne – Debate Europe
Site de l’Union européenne – Une Constitution pour l'Europe

23 novembre 2004 : révolution orange en Ukraine
L’élection présidentielle de 2004 entre Viktor Iouchtchenko (leader de l’opposition) et Viktor Ianoukovitch (proche de la Fédération russe) fut marquée par diverses constations de fraude et d’irrégularités par les observateurs internationaux. Après la victoire au deuxième tour de Viktor Ianoukovitch alors que les sondages donnaient largement vainqueur Viktor Iouchtchenko, une série de manifestations et de grèves ont eu lieu dans le pays. Avec l’aide de l’Union européenne, les deux partis acceptent l’organisation d’un troisième tour à la suite duquel Viktor Iouchtchenko est finalement élu Président de l’Ukraine. La révolution orange a été le mouvement qui a réveillé la conscience politique des ukrainiens.

20 juillet 2005 : Débat sur l’avenir de l’Europe
Face au délitement de l’idée européenne et au fossé qui se creuse entre les citoyens et les institutions européennes, la Commission lance un grand programme d’action visant à rapprocher les citoyens de l’Europe. Ce programme comporte un Plan d'action relatif à l'amélioration de la communication sur l'Europe (approuvé par la Commission le 20 juillet), un Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat et un Livre blanc sur une politique de communication européenne qui jette les bases d'une politique de communication qui se veut plus proche des citoyens.

3 octobre 2005 : Négociations avec la Turquie et la Croatie
Ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie et la Croatie. Les deux pays devront, comme tous les autres membres avant eux, mettre en place les réformes nécessaires pour remplir les critères d’adhésion (développement d'institutions stables garantissant la démocratie, l’état de droit, les droits de l’Homme ; mise en place d’une économie de marché viable et capable de faire face à la concurrence ; adoption de l’acquis communautaire et son application effective par des structures administratives et judiciaires appropriées, etc.). L’Albanie, la Bosnie et Herzégovine, le Monténégro, la Serbie et le Kosovo sont des candidats potentiels. Pour obtenir le statut de pays candidat, ils devront poursuivre les progrès dans le processus de stabilisation et d'association qui poursuit trois objectifs : la stabilisation et la transition rapide vers une économie de marché, la promotion d’une coopération régionale et l’acheminement vers une adhésion à l’UE.

7 juillet 2006 : Le « .eu » est désormais disponible
Le domaine “.eu” est ouvert à tous les résidents de l'Union européenne –particuliers, associations, clubs, etc. –. Les adresses des institutions et autres organes européens prennent désormais ce nom de domaine.

1er janvier 2007 : Adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie
Élargissement de l'UE à 2 nouveaux pays. La 5ème vague d'élargissement a lieu avec l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. L'UE compte désormais 27 Etats membres.




25 mars 2007 : les Traités de Rome ont 50 ans !
Commémoration des 50 ans des Traités de Rome.

13 décembre 2007 : Signature du Traité de Lisbonne
Signature du Traité de Lisbonne par l’ensemble des 27 Etats membres.

Du 4 au 7 juin 2009 : Elections du Parlement européen
Élections du Parlement européen dans les 27 Etats membres de l’Union européenne.

2 octobre 2009 : Le « OUI » des Irlandais
Les Irlandais disent « oui » par référendum au Traité de Lisbonne.

3 novembre 2009 : Les Tchèques ratifient le traité de Lisbonne
Ratification du Traité de Lisbonne par la République Tchèque. Le Traité est donc ratifié par l’ensemble des Etats Membres.

1 décembre 2009 : Le traité de Lisbonne entre en vigueur
Après la victoire du « oui » en Irlande lors du référendum sur le traité de Lisbonne qui a lieu le 2 octobre 2009, la République Tchèque ratifie à son tour le traité. Il entre en vigueur le 1er décembre 2009, réformant substantiellement le processus de décision communautaire, le rendant plus efficace et plus démocratique. L'Union Européenne est désormais représentée par un Président du Conseil européen (le Belge Herman Van Rompuy, élu pour 2 ans et demi, mandat renouvelable une fois) et un Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité commune (l’Anglaise Catherine Ashton).

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1er juillet 2013 : Adhésion de la Croatie à l’UE
La Croatie devient le vingt-huitième Etat membre de l’UE.