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Jose Manuel LAMARQUE, Grand reporter specialiste des affaires européennes
(France Inter)

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MIEUX COMPRENDRE

Des hommes et des femmes européens

 

LES PERES FONDATEURS

Konrad Adenauer
1876 – 1967
Konrad Adenauer, Chancelier de la République Fédérale d'Allemagne de 1949 à 1963, et principal défenseur d'une Europe unie et pacifique, participa activement aux débuts de la construction européenne. Il signa le Traité instituant la CECA au nom de la RFA en 1951 et les Traités de Rome en 1957.

Son désir d'ancrer l'Allemagne à l'Ouest a souvent été critiqué par ceux qui y voyaient un obstacle à une potentielle réunification allemande. Pour Adenauer, la scission de l'Allemagne était une conséquence de l'éclatement de l'Europe en deux blocs antagonistes et il pensait que la clé de la paix en Europe résidait dans la réconciliation et l'amitié franco - allemande. Dans cette optique, il signa en 1963 le traité de l'Elysée qui prévoyait notamment des consultations entre les deux pays et un rapprochement dans les domaines des relations extérieures, de la défense et de l'éducation.

Adenauer a évoqué l'idée des Etats-Unis d'Europe dans de nombreux discours en faveur de l'Europe.

Alcide de Gasperi
1881 – 1954
Grande figure de la scène politique italienne avant la période mussolinienne, Alcide de Gasperi devient, après 1945, l'un des visages clé d'une Italie souhaitant trouver sa place parmi les démocraties européennes. Chef de neuf gouvernements entre 1945 et 1953, il souhaitait redonner à son pays une influence sur la scène internationale. Il s'investit dans la construction européenne en faisant adhérer l'Italie à la CECA et en participant à sa création. Il présida la CECA en 1953, prenant la succession de Paul-Henri Spaak.

Robert Schuman
1886 – 1963
Robert Schuman fut président du Conseil français en 1947 puis ministre des Affaires étrangères de juillet 1948 à janvier 1953. Il était déterminé à trouver une solution pour voir aboutir une union entre la France et l'Allemagne, non seulement en paroles mais aussi en intérêts. Il saisit au vol l'idée ambitieuse de Jean Monnet de communautariser la production du charbon et de l'acier franco-allemande sous la direction d'une Haute autorité supranationale. C'est le 9 mai 1950, lors du fameux discours de l'Horloge, que Schuman présenta le projet qui marqua le coup d'envoi du processus de construction européenne. Il fut élu Président de l'Assemblée des Communautés européennes de 1958 à 1960, qui lui décerna le titre de « Père de l'Europe » à la fin de son mandat.

Joseph Bech
1887 – 1975
Président du gouvernement luxembourgeois de 1936 à 1937, Joseph Bech s’exile à Londres suite à l’occupation allemande. Il reprend la présidence du gouvernement de 1953 à 1958, tout en gérant le portefeuille de ministre des affaires étrangères qu’il gardera jusque 1959.
Joseph Bech est le principal artisan de la redéfinition de la politique étrangère du Luxembourg. Il tire les leçons des deux guerres mondiales qui ont frappé son pays en abandonnant la posture de neutralité en matière de politique étrangère. Il s’engage résolument dans la construction européenne et dans la réconciliation franco-allemande. Il préside la Conférence de Messine en 1955 qui remet la construction européenne sur les rails après l’échec de Communauté Européenne de Défense.

Jean Monnet
1888 – 1979
Membre à Alger du premier gouvernement de la France libre, il fut chargé par le Général de Gaulle du premier plan français de modernisation et d'équipement du pays.

Face à la reconstruction fulgurante de l'appareil industriel allemand, Jean Monnet envisage, dès 1950, une mutualisation des intérêts français et allemands dans les domaines du charbon et de l'acier, secteurs essentiels à l'industrie d'armement. Dans son esprit, l'Europe doit partir d'un projet économique : il s'agit de créer des interdépendances économiques pour faire de l'Europe un espace de libertés, de prospérité et de paix. Dans cet esprit, il conçoit le premier projet de communauté européenne, la CECA. Il sera d'ailleurs le premier Président de la Haute Autorité de 1952 à 1955. Inspirateur du Traité de Rome qui la CEE, il participa aussi aux négociations d'adhésion du Royaume-Uni.

Jean Monnet fut désigné « citoyen d'honneur de l'Europe » le 2 avril 1976 par les chefs d'Etat et de gouvernement réunis lors Conseil européen de Luxembourg.

Paul-Henri Spaak
1899 – 1972
Membre du gouvernement belge en exil à Londres, Paul-Henri Spaak plaidait pour une alliance de l'Europe occidentale et souhaitait ancrer la Belgique dans le camp des grandes puissances occidentales. Dès 1941, il soutient un projet d'union douanière avec le Luxembourg et les Pays-Bas qui donna naissance, en 1944, au Benelux.

Président de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe de 1949 à 1951 puis de l'Assemblée parlementaire de la CECA de 1952 à 1954, Paul-Henri Spaak présida aussi le comité d'experts créé pour relancer l'intégration européenne après l'échec de la Communauté européenne de la défense en 1954. Chargé d'étudier la possibilité de création d'un marché commun, le rapport final de ce comité fut le socle de base des négociations des Traités de Rome.

Il était en faveur d'une Europe supranationale.

Grâce à son engagement européen, Paul-Henri Spaak est considéré comme l'un des "Pères de l'Europe". Une aile du Parlement européen de Bruxelles porte d'ailleurs son nom.

Altiero Spinelli
1907-1986
Membre du congrès La Haye (1948), Altiero Spinelli joua un rôle majeur dans la genèse du projet de Communauté européenne de défense (CED). Après le refus français en 1954, il contribua à la relance de l'intégration, continuant de croire possible l'accord des pays européens sur un projet fédéral.

Défenseur du fédéralisme, il estimait que l'Europe ne pouvait se réaliser qu'à deux conditions: d'une part, que les Etats renoncent à une partie de leur souveraineté nationale; d'autre part, que le peuple européen participe à la définition d'une constitution qui fixe les responsabilités et la forme d'une nouvelle union entre les Etats. Il entre à la Commission des Communautés européennes en 1970, dont il prend en charge les secteurs de la politique industrielle et de la recherche jusqu'en 1976. Cependant, c'est au Parlement européen, où il occupe le siège de député de 1976 à 1986, que le combat d'Altiero Spinelli trouve son aboutissement et qu'il marque définitivement l'histoire de la construction européenne.

LA SECONDE GENERATION DES BATISSEURS DE L’EUROPE

Walter Hallstein
1901 – 1982
Dès 1950, Walter Hallstein ancra son engagement politique vers la construction européenne. En tant que ministre des Affaires étrangères, il est désigné par le Chancelier Konrad Adenauer comme chef de la délégation de la République fédérale d'Allemagne (RFA) lors des négociations du Plan Schuman. Malgré le rejet du projet de Communauté européenne de défense (CED) et de Communauté politique européenne (CPE) par l'Assemblée nationale française en 1954, il ne cesse pas son engagement en faveur de la politique européenne. En 1955, il représente son pays à la conférence de Messine.
A partir de 1956, il dirige les négociations des Traités de Rome. En 1957, Walter Hallstein devient, sur proposition commune de la Belgique et de la France, le premier président de la Commission de la CEE. De 1958 à 1963, il parvient à instaurer un appareil administratif européen efficace. C'est sous sa présidence que le marché unique se met en place et que naît la Politique agricole commune (PAC). Avec le triple renouvellement de son mandat, il dirige la Commission pendant près de dix ans, jusqu'à la fusion des trois communautés en 1967 (CECA, CEE, EURATOM).

Jacques Delors
Né en 1925
Un quart de siècle après Jean Monnet, Robert Schuman et Paul-Henri Spaak, Jacques Delors fait partie de la deuxième génération des Pères de l'Europe, celle de l'Union économique et monétaire et de la bataille pour l'union politique. En 1979, il est élu au Parlement européen où il présida la Commission économique et monétaire. Il assura trois mandats (1984-1995) de président de la Commission européenne qui seront marqués par une profonde relance de l'intégration. Le 14 juin 1985, Jacques Delors transmit au Conseil un projet sur l'achèvement du marché intérieur. Ce "Livre blanc", présenté par la Commission, est approuvé par le Conseil européen de Milan des 29-30 juin 1985. Avec près de 310 mesures, il vise à stimuler la reprise économique, à assurer les libertés de circulation des individus, des biens, des services et des capitaux et à réunir les marchés nationaux en un marché unique pour le 31 décembre 1992 au plus tard. Ce texte aboutira à la signature de l'Acte unique européen (AUE) en février 1986. Jacques Delors présida ensuite le comité chargé d'étudier le projet d'Union économique et monétaire (1988-1989). Les travaux du comité Delors inspireront très largement le volet économique et monétaire du Traité de Maastricht et la naissance de la monnaie unique européenne. Toujours présent dans le débat européen et économique par l'influence de sa personnalité et de ses activités, il a fondé en 1996 le groupement d'études et de recherches "Notre Europe – Institut Jacques Delors".

LA PRUDENCE BRITANNIQUE ET FRANÇAISE

Winston Churchill
1874 – 1965
Winston Churchill occupe plusieurs postes ministériels de 1908 à 1922 (intérieur, commerce, colonies) puis devient Premier ministre britannique en mai 1940.
En 1946, à l'occasion de deux discours majeurs à Fulton (Etats-Unis) et Zurich (Allemagne), Churchill se prononce en faveur de l'unité du continent européen autour de la France et de l'Allemagne réconcilées. Il y voit le seul remède aux guerres intestines qui ont ravagé le continent depuis des siècles. En mai 1948, le Congrès de l’Europe se réunit sous sa présidence à La Haye, Pays-Bas. Composé de 800 délégués de tous les Etats européens, ce congrès aboutit à la création du Conseil de l’Europe. La position de Churchill vis-à-vis de l’Europe est assez ambiguë : il parle des Etats-Unis d’Europe alors même qu’il est opposé à toute supranationalité. Il est aussi favorable à la création d’une Communauté européenne de la défense, bien que, par la suite le Royaume-Uni préfèrera collaborer avec elle sans en faire partie. En réalité, il considère l'unité européenne comme étant dans l'intérêt général du continent, et donc de son pays, mais n'estime pas nécessaire d'y prendre part.

Charles de Gaulle
1890 – 1970
Suite à l'appel du 18 juin 1940 exhortant les Français à résister à l’occupant allemand, Charles de Gaulle devient le chef de la résistance française en exil à Londres. Chef du gouvernement provisoire français d’octobre 1945 à janvier 1946, il voit d'un mauvais œil le caractère supranational de la CECA et affiche son désaccord avec le projet d’une Communauté européenne de défense.
Elu premier Président de la Cinquième république en 1958, le général de Gaulle soutient l’entrée de la France dans la Communauté européenne. Il signe le traité de l’Elysée en 1963 avec Adenauer car il considère le couple franco-allemand comme le moteur de l’Europe. Il s’oppose, à deux reprises, à l’entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun, estimant les intérêts des Britanniques trop divergents de ceux du continent.
En 1966, le général de Gaulle pratique la politique de la chaise vide en cessant pendant six mois toute participation française au Conseil des ministres de la CEE. Pendant cette période, aucune décision ne peut être prise (nécessité de l'unanimité). Il a ainsi tenu à marquer son opposition au développement de la prise de décisions à la majorité qualifiée et à la faiblesse des propositions relatives au financement de la politique agricole commune.
Opposant farouche à l’idée de supranationalité, il souhaitait une Europe solidaire mais composée d’Etats conservant l'intégralité de leur souveraineté.

LES AUTRES PERSONNALITES IMPORTANTES

Vaclav Havel
1936-2011
Président de la Tchécoslovaquie de 1989 à 1993, puis de la République tchèque jusqu’en 2003, il est considéré comme le représentant de l’opposition intellectuelle anticommuniste tchécoslovaque.
Personnalité centrale de la Révolution de velours qui met fin, sans violence, au régime communiste, Vaclav Havel permet la transition démocratique de son pays. Il a toujours œuvré pour un retour de la République tchèque vers la famille européenne et, le 1er mai 2004, la République Tchèque est admise au sein de l’Union européenne. Selon lui, « l’Union européenne est une immense chance historique, en effet, l’Europe a depuis toujours été un champ de bataille d’où la guerre se propageait dans le monde entier et l’Union constitue l’un des outils permettant de l’empêcher » (extrait de l’interview donné au journal tchèque Lidove Loviny, le 29 juillet 2004).

Valérie Giscard d’Estaing
Né en 1926
Président de la République française de 1974 à 1981, il collabore avec le chancelier allemand Helmut Schmidt pour mettre en place le système monétaire européen en 1979.
Il fut un fervent partisan de la création d’un sommet européen afin de relancer la coopération en matière de politique étrangère, rendez-vous mis en place en 1974 et qui réunira deux fois par an les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union européenne. Favorable à une plus grande utilisation de la majorité qualifiée dans la prise de décisions et à l’extension des pouvoirs budgétaires du Parlement européen ainsi qu’à son élection au suffrage universel direct, il a toujours œuvré dans cette direction.
En 2001, il est nommé président de la Convention sur l’avenir de l’Europe par les chefs d’Etat et de gouvernement. Son objectif était de présenter une ébauche de traité constitutionnel pour l’Europe.

Raymond Barre
1924 – 2010
Homme politique français, il fut vice-Président de la Commission européenne et commissaire chargé des affaires économiques et financières de 1967 à 1972.
Raymond Barre a élaboré un plan de stabilité monétaire pour l’Europe. Ce plan a servi de base aux discussions relatives à l’Union économique et monétaire lors du sommet de La Haye en 1969.

Simone Veil
Née en 1927
En 1979, lors des premières élections au suffrage universel direct du Parlement européen, Simone Veil conduisait la liste de l'Union pour la démocratie française. Elle devint par la suite la première femme à présider le Parlement européen de 1979 à 1982. Elle restera député européenne jusqu'en 1993.

Elle est présidente d'honneur de la Fondation de l'Europe des sciences et de la culture et soutient de nombreuses associations à vocation européenne.

Sur le plan national, la carrière politique de Simone Veil fut marquée par son combat pour l'adoption de la loi sur l'interruption volontaire de grosse qui dépénalise l'avortement.

Romano Prodi
Né en 1939
Homme politique et économiste italien, Romano Prodi fut président du Conseil italien de 1996 à 1998 et de 2006 au 24 janvier 2008, date à laquelle il a été ébranlé par un vote de défiance du Sénat.

A la tête de la Commission européenne de 1999 à 2004, c'est sous sa présidence que l'Europe a relevé le défi de l'euro et celui de l'élargissement aux dix pays d'Europe centrale et orientale (PECO). Son mandat fut également marqué par la signature du Traité instituant une constitution pour l'Europe, dont le double « non » aux référendums français et néerlandais de 2005 marqua l'échec.

Hans-Gert Pöttering
Né en 1945
Homme politique allemand, Hans-Gert Pöttering est député européen depuis 1979 et membre du PPE/DE (parti populaire européen / démocrates européens), groupe politique qu'il préside de 1999 à 2006.

Depuis le 16 janvier 2007, il assure les fonctions de président du Parlement européen. Lors de son premier discours, il affirmait d'ores et déjà devant les députés que « la dignité humaine, le respect du droit, et la solidarité des peuples européens seront les principes de (son) engagement ». Durant son mandat, il a tenté de poursuivre la relance institutionnelle engagée par son prédécesseur, Josep Borell, et a oeuvré pour le dialogue entre les régions et les cultures.

LE MEDIATEUR EUROPEEN

Emily O'Reilly
Née en 1957
Emily O'Reilly est une journaliste irlandaise. En 2003, elle devient la première femme médiatrice irlandaise (Ombudsman). Depuis le 1er octobre 2013, elle est médiateur européen, succédant ainsi à Nikoforos Diamandourous qui occupait ce poste depuis 2003.

En sa qualité de membre de la commission sur les référendums, elle a participé à l'élaboration et à la mise en oeuvre de campagnes d'information impartiales sur le traité de Lisbonne et sur letraité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire.

Dans ses fonctions précédentes de chroniqueuse politique et d'animatrice audiovisuelle ainsi que durant sa carrière d'écrivain, ses travaux ont été abondamment salués en Irlande et à l'étranger; elle a reçu une bourse de l'université Harvard en 1988 et plusieurs distinctions internationales.

LES PRESIDENTS ACTUELS DE LA COMMISSION ET DU PARLEMENT EUROPEEN

José Manuel Barroso
Né en 1956
Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, il démissionna pour prendre la présidence de la Commission européenne. En tant que Premier ministre du Portugal, il a signé tous les traités au nom de son pays et a soutenu l'élargissement. Il a défendu le Pacte de stabilité et de croissance ainsi que le Traité instituant une constitution pour l'Europe.

Arrivé à la tête de la Commission le 22 novembre 2004, J.M Barroso a exprimé son souhait de travailler pour la prospérité, la solidarité et la sécurité en Europe et d'établir un partenariat étroit avec le Parlement européen. Il a principalement oeuvré pour la prise de conscience par les Etats membres des défis globaux tels que le réchauffement climatique.

Martin Schulz
Né en 1955
Martin Schulz est un homme politique socialiste né en Allemagne en 1955. Après une carrière de libraire, il décide de vivre de sa passion pour la politique et devient, à 31 ans, le plus jeune maire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, mandat qu'il exerce pendant 11 ans.

Député au Parlement européen depuis 1994, Martin Schulz siège dans plusieurs commissions, d'abord à la sous-commission des droits de l'homme, puis à la commission des libertés civiles et des affaires intérieures. En 2000, il devient chef de file des députés socialistes et démocrates au Parlement européen (SPD), avant d'être élu vice-président des députés socialistes au Parlement européen. En 2004, il est élu à la tête de ce groupe politique, deuxième groupe le plus important après le Parti Populaire européen (PPE). Martin Schulz fait campagne pour la justice sociale et s'emploie à promouvoir l'emploi et la croissance, à réformer les marchés financiers, à lutter contre le changement climatique, à militer pour l'égalité et à créer une Europe plus forte et plus démocratique. Le 17 janvier 2012, Martin Schulz est élu Président du Parlement européen par 387 voix, pour un mandat de deux ans et demi.

LE PRESIDENT DE L’UNION EUROPEENNE ET LE HAUT REPRESENTANT

Avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne en décembre 2009, l’Union européenne se dote désormais d’un président et d’un haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Herman Van Rompuy
Né en 1947
Economiste de formation, cet homme politique belge a été ministre du Budget de 1993 à 1999, poste auquel il est parvenu en six ans à réduire considérablement le déficit budgétaire de son pays. Nommé ministre d’Etat en 2004, il devient président de la Chambre des représentants en 2007.
Herman Van Rompuy a été Premier ministre de son pays entre 2008 et 2009, poste duquel il démissionne le 25 novembre après avoir accepté la décision des 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union de le nommer président du Conseil européen. Il prend ses fonctions le 1er décembre 2009 à la tête de l’Union européenne.
Il est pour une Europe fédéraliste, à l’image des Etats-Unis.

Catherine Ashton
Née en 1956
Femme politique britannique, Catherine Ashton est nommée en juin 2001 secrétaire d’Etat à l’Education, poste qu’elle occupe jusqu’en 2004 avant d’être nommée en 2007 ministre de la Justice. Cette même année, Gordon Brown la désigne leader de la Chambre des Lords et Lords-présidente du Conseil. En octobre 2008, elle quitte la Chambre des Lords pour remplacer Peter Mandelson alors commissaire européen au Commerce.
Bien que critiquée par le Parlement européen pour n’avoir jamais été élue démocratiquement, Catherine Ashton est nommée, le 19 novembre 2009, représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Cette fonction, nouvellement créée par le traité de Lisbonne, regroupe en un poste unique le représentant de l’Union pour la politique étrangère et la sécurité commune et le Commissaire européen chargé des relations extérieures.
Du fait de ses nouvelles fonctions, Catherine Ashton assiste aux conseils européens et siège à la Commission européenne dont elle est la première Vice-présidente.